Burn-out : une reconnaissance nécessaire

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Évoquée en 2015 lors de la discussion sur la loi Rebsamen, mais abandonnée dans le texte final, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle a été remise à l'ordre du jour du Parlement. Le but : assouplir les conditions permettant la prise en charge à 100% pour les salariés souffrant de ce mal.

Deux députés LR et PS ont présenté mercredi 15 février à la commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale un rapport sur le syndrome d'épuisement professionnel, pointant notamment des chiffres contradictoires mais évocateurs de l'importance du phénomène : 30000 salariés concernés entre 2007 et 2012 pour Santé Publique France, 100000 pour la seule année 2016 selon l'Académie de médecine, 3,2 millons de salariés en risque d'après une étude réalisée en 2014 par le cabinet Technologia. Le fait est que les salariés qui souffrent d'épuisement au travail rencontrent beaucoup de difficultés pour faire reconnaître leur burn-out comme maladie professionnelle, et donc bénéficier d'une prise en charge par l'Assurance Maladie. Ainsi, 418 personnes seulement ont été couvertes à 100% pour les soins qu'ils ont dû recevoir. Un chiffre très faible en regard de ceux évoqués en début d'article. Il faut dire que chaque cas doit aujourd'hui être examiné individuellement par l'une des 26 commissions régionales aptes à reconnaître une maladie professionnelle.

Dans leur rapport, les députés Yves Censi et Gérard Sebaoun formulent 27 propositions, notamment une expérimentation permettant de réduire ou éliminer le taux d'IPP (incapacité permanente partielle) nécessaire, accompagné d'un renforcement des moyens alloués aux commissions régionales. Ils proposent également la mise en place d'un centre nationale de référence sur le burn-out.


Lire l'article sur du journal Les Échos.
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