Intérimaires : le SSTRN lance une enquête

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Le SSTRN a lancé début avril une enquête sur les salariés intérimaires avec le dispositif de veille et de recherche en santé au travail Evrest. Cette population présente des risques professionnels importants et l’objectif de cette enquête est de collecter des données pour améliorer la santé au travail des salariés intérimaires.

Les spécificités du travail en intérim font que peu de données existent sur l’état de santé, les conditions de travail et les modalités d’information et de prévention en santé et sécurité au travail. Or, la prévention des risques professionnels dans la branche intérim est une vraie priorité : la sinistralité révèle que le taux de fréquence des accidents du travail est deux fois plus important chez les intérimaires que chez l’ensemble des salariés. 

C’est pourquoi le SSTRN a lancé, début avril, une enquête centrée sur les travailleurs intérimaires dont l’objectif est de faire progresser la prévention des risques chez les travailleurs intérimaires. 

La méthode de l’étude 

L’approche retenue est à la fois collective et individuelle : d’une part, un questionnaire est complété par les intérimaires et le professionnel de santé au travail lors des entretiens santé-travail, d’autre part, ces mêmes acteurs recueillent des informations plus qualitatives (verbatim) au cours de l’entretien avec les salariés, permettant d’éclairer les réponses au questionnaire. Le choix du questionnaire s’est porté sur Evrest (Évolutions et Relations en Santé au Travail), interrogeant de façon large sur les horaires de travail, les contraintes de rythme, les appréciations du travail, les contraintes physiques, diverses expositions, ainsi que la santé perçue, notamment psychique et ostéo- articulaire. Dix questions complémentaires spécifiques à cette population, dont le score Épices (score de précarité sociale), ont été ajoutées à ce questionnaire. 

Sont concernés par l’étude tous les intérimaires, quel que soit leur secteur d’activité, ayant, le jour de leur entretien santé-travail, soit au moins 2 mois d’ancienneté dans l’emploi actuel, soit au moins 3 mois d’ancienneté dans l’emploi précèdent - celui-ci datant de moins de 2 mois - et les intérimaires débutants ne répondant pas aux critères précédents de durée et nés en mars, juin, septembre et décembre.

Le recueil des données sera réalisé pendant au moins 6 mois à compter du 1er avril 2019.