Travailler plus de 55 heures par semaine augmente les risques de décès

L'OMS et l'OIT ont mené une étude afin de mettre en corrélation les semaines de travail de plus de 55 heures et l'augmentation des risque d'accident vasculaire cérébral.

Les longues heures de travail deviennent le premier facteur de risque de maladie professionnelle

Cette étude réalisée sur les années précédant la pandémie montre qu'une personne ayant travaillé plus de 55 heures par semaine entre ses 45 et 74 ans augmente de 35% le risque de mourir d'un accident vasculaire cérébral et 17% d'une cardiopathie ischémique par rapport à un temps de travail de 35 à 40 heures par semaine. 

Chaque année, le nombre de décès liés à ces pathologies augmentent. Entre 2000 et 2016, il y a eu une augmentation de 42% des décès liés à une cardiopathie dûe aux longues semaines de travail, et 19% pour les AVC.

Suite à ces constatations, Franck Pega, expert à l'OMS, a déclaré «maintenant que l'on sait qu'environ un tiers du total de la charge de morbidité estimée liée au travail est imputable aux longues heures de travail, cela en fait le premier facteur de risque de maladie professionnelle».

Confinement et télétravail : de plus en plus d'heures, de plus en plus de risques

Pendant les confinements, le nombre d'heures de travail a augmenté de 10%. La mise en place du télétravail estompe les frontières entre travail et maison, les horaires de travail sont sacadés et rallongés. De plus, les entreprises ont dû réduire ou interrompre leur activité et mettre en chômage partiel leurs employés pour faire des économies, mais les salariés restants se sont retrouvés à devoir faire plus d'heures afin d'assurer la pérennité de la structure.

Malheureusement, salariés et employeurs ne sont pas encore conscients de l'augmentation des risques qu'ils encourent en augmentant leur temps de travail.


Consultez l'article de l'OMS