Maladies professionnelles : les TMS en tête !

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La Dares a publié en fin d'année les résultats de son analyse des maladies professionnelles pour l'année 2012, qui montre une augmentation de 4% depuis 2005 et un renforcement des tendances précédemment constatées, à savoir une prépondérance des affections dues aux troubles musculo-squelettiques.

En 2012, ce sont 56000 maladies professionnelles ayant entrainé au moins un jour d'arrêt de travail qui ont été déclarées auprès du régime général et du régime agricole de la Sécurité Sociale. Un chiffre en augmentation globale de 4% depuis 2005, malgré une baisse sur an (il était de 57300 en 2011).

Les ouvriés, les employés… et les femmes sont les plus touchés

Premier constat : la quasi-totalité des salariés touchés relevant du régime général de la Sécurité Sociale sont des ouvriers (73%) et des employés (23%). Second constat : bien qu'elles représentent moins d'heures de travail que les hommes (41% du volume horaire total), les femmes ont déclaré presque autant de pathologies que les hommes. Elles sont plus fréquemment exposées au risque quand les hommes sont davantage affectés par des pathologies graves. En effet, les affections les plus graves sont généralement liées à l'amiante (4500 cas en 2012) ou au bruit (1000 cas de surdités professionnelles), deux secteurs où officie généralement du personnel masculin (96% d'hommes dans les affections de l'amiante, 98% pour les surdités).

La prépondérance des TMS : une constante

Avec 87% des cas déclarés, les troubles musculo-squeletiques représentent de loin la plus grande part des maladies professionnelles. Ce chiffre est en hausse de 7% par an, un phénomène que la DARES attribue autant à l'intensification du travail qu'à une meilleure sensibilisation des salariés et des médecins du travail à ces pathologies. Ces TMS ont des causes multiples qui généralement s'additionnent, entre contraintes physiques (postures inconfortables, efforts musculaires, vibrations, travail sur écran…) ou organisationnelles (travail répétitif, contraintes de temps…). Ils concernent également différemment les catégories socioprofessionnelles, affectant principalement les ouvriers (70% des cas), les employés (25%) et les cadres (2%). Des ouvriers plus fréquemment touchés, mais également susceptibles de développer les pathologies les plus graves. Les femmes sont également plus touchées que les hommes (2 cas contre 1,2).


La DARES est la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, une direction du Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Une pathologie est déclarée en maladie professionnelle quand elle est la conséquence directe de l'exposition d'un travailleur à un risque professionnel ou si elle résulte des conditions d'exercice de l'activité professionnelle. Les maladies professionnelles sont répertoriées dans des tableaux, comme indiqué à l'article L.461-2 du Code de la Sécurité Sociale.


Télécharger le dossier de la DARES.
Consulter les tableaux des maladies professionnelles sur le site de l'INRS.
Lire l'article L.461-2 du Code de la Sécurité Sociale.