Soutenir les salariés les plus fragiles

Page mise à jour : 19/05/2020 à 11h00 


Informer les salariés | La santé psychologique en questions | Soutien social


 

Dans le contexte de reprise de l'activité, la communication entre l'employeur et ses salariés va être très importante. Il s'agira pour lui de pouvoir rassurer les salariés, informer sur les mesures prises pour la protection des personnes et l'organisation du travail, présenter les modalités de reprise du travail, s’enquérir des contraintes des salariés, par exemple pour ceux qui doivent assurer la garde des enfants, permettre l’adhésion de tous pour un redémarrage de l’activité à la normale.

 


 

Notre service social du travail mobilisé

Voilà près d’un mois et demi que la France est confinée en raison de la pandémie de coronavirus. Un mois durant lequel bon nombre de salariés sont restés chez eux, parfois loin de leur famille et de leurs amis. Des restrictions sociales qui peuvent être mal supportées, parce que les interlocuteurs habituels sont difficilement ou pas joignables, parce que la source de revenus n’est plus la même, ou encore parce que le confinement cristallise des situations familiales sous tension.

Le SSTRN est doté d’un service social du travail. Celui-ci ne peut être sollicité directement par les salariés ou les entreprises. Mais en cette période inédite, il est tout de même possible de solliciter une écoute, un conseil, une information auprès de nos assistantes sociales par l’intermédiaire de la permanence téléphonique mise en place depuis le 16 mars au  02 40 44 26 60 .

Par ailleurs, si en tant qu’employeur vous pensez qu’un de vos salariés aurait besoin d’être mis en relation avec une assistante sociale, contactez votre médecin du travail ou un des membres de votre équipe santé travail afin d’en échanger ensemble et que l’orientation nous soit faite le cas échéant.

 


 

L'indemnisation des arrêts de travail

La durée de traitement des indemnisations s’est un peu allongée ces dernières semaines. Devant l'afflux de demande qui lui sont faites, la CPAM est très difficilement joignable par téléphone. Il est donc important de privilégier les contacts via votre compte sur le site ameli.fr.

Le versement des indemnités journalières de la Séurité Sociale (IJSS) est soumis à un complément d’indemnisation de l’employeur. Sa durée et son montant ont évolué de façon dérogatoire en lien avec le contexte sanitaire.

  • Aucun délai de carence et aucunes conditions d’ancienneté ne sont applicables pour les arrêts liés à la garde d’enfants et aux personnes vulnérables. L’intervention du complément employeur se fait dès le 1er jour d’absence.
    Par contre, une carence de 3 jours s’applique aux arrêts non liés au COVID19, commencé entre le 12 et le 23 mars.
  • Du 12 mars au 30 avril, l’indemnisation est égale à 90% de la rémunération brute sous déduction des IJSS pour les salariés dont l’arrêt est en lien avec la crise sanitaire (mesures d’isolement, d’éviction, de maintien à domicile, ou garde d’enfants).
  • Par ailleurs, votre organisme de prévoyance peut prévoir des garanties supérieures au droit commun. Pensez à prendre contact avec lui pour sa mobilisation. 

 Lire le décret n°2020-434 du 16/04/2020


 

Élargissement de l'activité partielle

À compter du 1er mai, l’activité partielle s’élargie :

  • le chômage partiel va prendre le relais des indemnités journalières de la Séurité Sociale (IJSS) pour les salariés vulnérables ou gardant un enfant ;
  • l’indemnisation sera alors de 70% du salaire brut.

Après le 11 mai, cette mesure restera mobilisable. Elle autoriserait par exemple les parents dont l'école n'a rouvert que partiellement à être placés en activité partielle par demi-journée. 
En revanche, cette disposition est soumise à un avis conforme du CSE de l'entreprise ou à la conclusion d’un accord en ce sens.

 Consulter l'ordonnance n°2020-460 du 22/04/2020


  

Aides et soutiens spécifiques

  • Pour le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap10 mesures exceptionnelles ont été prises par l’Agefiph afin de soutenir les entreprises et les salariés durant la crise sanitaire.

  • L’association OETH a, quant à elle, mis en place une plateforme unique afin de faciliter le traitement des dossiers.

  • Pour faire face au deuil d’un proche, le service social peut accompagner le salarié et/ou sa famille dans leurs démarches.

  • Nombre d’organismes (mutuelle, Agirc Arrco, Pôle emploi, CAF…) ont adapté leur prestations, mis en place des circuits courts, prolongé les droits afin de ne pas mettre en difficulté les personnes.

  • Depuis le 27 avril, un numéro vert de soutien psychologique à destination des chefs d’entreprise a été mis en place par le Ministère de l’Economie et des Finances :  0805 65 50 50  de 8h à 20h tous les jours.

  • La cellule d'écoute téléphonique du SSTRN est joignable au  02 40 44 26 60.
  • Elle permet de vous mettre avec une assistante sociale pour une écoute, des conseils, de l’information, une orientation, un relais vers des services sociaux de proximité…

  • Le Service de Pathologie Professionnelle du CHU d'Angers propose un dispositif, validé et financé par l’ARS, pour la prise en charge en urgence des personnels de soins des établissements médicaux sociaux du 49, dans le cadre de la pandémie.

 Employeurs, téléchargez la plaquette dédiée de l'OETH


Ce contenu est généraliste à la date de mise à jour de cette page et susceptible de modification en fonction des recommandations des autorités sanitaires. Pour tout conseil personnalisé, contactez votre médecin du travail.