Guide pratique pour la gestion du risque lié au radon dans les lieux de travail

Catégorie : 

L’exposition au radon, gaz radioactif d’origine naturelle, est le second facteur de risque de cancer du poumon après le tabac. Dans un contexte d'évolution de la réglementation et afin d'aider les employeurs à la gestion du risque lié au radon dans les lieux de travail, le ministère du Travail, en concertation avec l’Autorité de sûreté nucléaire, le ministère chargé du logement et le ministère chargé de la santé, a édité un guide "Gestion du risque lié au radon". 

Le radon est un gaz radioactif naturel. Il se diffuse au travers des sols et parois des constructions et peut se concentrer dans des espaces clos mal ventilés. L’exposition au radon, qui constitue la principale source d’exposition naturelle aux rayonnements ionisants, engendre une augmentation du risque de cancer du poumon. Ainsi, d’après l’Institut de veille sanitaire (InVS), entre 5 et 12 % des cancers du poumon sont attribuables à une exposition au radon domestique en France. 

Quelle que soit la nature du risque, il appartient à l’employeur de le supprimer ou le réduire afin d’assurer la sécurité des travailleurs et de protéger leur santé. Le guide d’aide à la gestion du risque lié au radon s’adresse aux salariés et à leurs représentants :

  • Il précise les obligations des employeurs en termes de gestion du risque lié au radon auquel certains travailleurs sont susceptibles d’être exposés.
  • Il apporte des recommandations de « bonnes pratiques » dans le domaine de la prise en charge du risque lié au radon.

Une nouvelle réglementation et des normes renforcées

Le décret n°2018-434 du 04 juin 2018 (transposition la directive européenne 2013/59/Euratom1) apporte plusieurs avancées dans le domaine de la radioprotection et de la sécurité permettant une meilleure prise en compte de la protection de la population vis-à-vis des rayonnements ionisants et notamment du radon.

Avec ce décret, le niveau de référence pour le radon en milieu de travail est abaissé à 300 becquerels (Bq)/m3 au lieu de 400 Bq/m3 en valeur moyenne annuelle. Si le résultat des mesures excède ce seuil, des actions doivent alors être mises en place pour assainir l’air que l’on respire dans le bâtiment concerné. De plus, le contrôle des expositions au radon est étendu à tous les lieux de travail : en sous-sol et rez-de-chaussée alors que seuls les milieux souterrains étaient soumis auparavant à une surveillance obligatoire. En cas d’exposition des travailleurs dépassant 6 mSv/an, l’employeur devra mettre en place une organisation de la radioprotection, un zonage « radon », une surveillance individuelle dosimétrique des travailleurs et un suivi « renforcé » de leur état de santé par un médecin du travail.

Le radon reste la première source d’exposition aux rayonnements ionisants pour la population française.


Téléchargez le Guide pour la gestion du risque lié au radon à destination des employeurs sur le site travail-emploi.gouv.fr

Pour en savoir plus :
Dossier Le radon - Site de l'IRSN